Interview

Florian Pascual est un jeune photographe de 21 ans qui exerce son activité dans la région de Montpellier.
Il se distingue, entre autres, par une particularité visuelle (daltonisme) qui l’a amené à developper ses propres techniques dans la phase de post-production. Florian est très présent sur les réseaux sociaux (IG, Facebook) et sites spécialisés de photographie (500px, ViewBug). Un photographe 2.0 en somme.

Picmakers (PMkrs): Florian, peux-tu nous décrire ton parcours ? Qu’est ce qui t’a amené à la photographie ?

Florian Pascual (FP): J’ai d’abord commencé comme modèle pour avoir des photos cool et avoir une experience dans ce domaine. A l’époque je suis passé par des groupes FB pour entrer en relation avec des photographes.

J’ai participé à 4 shooting pour des amateurs et professionnels. Je dois avouer que j’ai fait quelques retouches de photos obtenues car le résultat ne me satisfaisait pas. Je sais que ca se fait pas normalement (rire).

Je décidé de passer derrière l’objectif en partie car y avait un coté sympa pour les filles. C’est plus tard que la passion est venue. Je m’étais acheté Nikon D90 à l’époque mais je me le suis fait volé avec mes objectifs dans mon appartement d’étudiant.

PMkrs: Pourquoi t’être spécialisé dans le portrait ?

FP: Quand j’ai commencé la photo, je shootais un peu de tout. C’est le portrait qui m’a le plus plu pour le coté contact humain.

PMkrs: Quelles sont tes influences en photographie ?

FP: J’ai eu plusieurs photographes favoris au fil du temps mais si je devais en citer 3, je dirais T.J Drysdale, Ruslan Lobanov et Jake Olson.

PMkrs: Quand as-tu décidé de passer Pro?

FP: Ca s’est fait progressivement. J’y ai pensé sérieusement en 2015 et c’est en octobre dernier que je me suis mis en auto-entrepreneur.

PMkrs: Quand on lit la bio de ton compte instagram, 500px ou même de ton site perso, on remarque que tu parles de ta particularité visuelle qu’est le daltonisme. Qu’est-ce qui t’a poussé à dévoiler cet aspect ? Est-ce pour t’excuser par avance d’éventuel soucis dans le rendu de tes photos (sourire) ?

FP: (rire). Il y a peut-être un peu de ça mais c’est surtout que j’assume totalement cette spécificité qui fait partie de moi. Et je la présente comme un atout.

PMkrs: Dans ta série “Scarf And Faces”, tu fais des plans serrés sur les yeux de tes modèles, y a t’il un lien conscient ou inconscient avec ton daltonisme ?

FP: Je pense en effet qu’il y a un lien inconscient mais au-dela de ça je trouve que le regard est quelque chose d’important.

PMkrs: Concrètement, comment tu travailles avec cette particularité visuelle ? Je pense à la partie post-production quand tu fais du color correction ou color grading par exemple ?

FP: Je travaille beaucoup avec des valeurs RGB. J’ai des valeurs de références sur lesquelles je m’appuie pour ne pas obtenir de teinte de peau trop rose ou trop verte lors de mes retouches.

Capture d’écran 2017-02-13 à 17.42.07

PMkrs: Tu dirais que la photographie est devenue quelque chose de vital ?

FP: C’est quelque chose qui est devenu indispensable. Ca fait 3 semaines que je n’ai pas shooté et ça me manque. La météo de ces derniers temps n’est pas vraiment propice pour des sessions en exterieur.

PMkrs: Comment se passe la collaboration avec les modèles? Tu as une idée à la base et tu recherches un physique particulier ou tu t’adaptes aux modèles et construit une composition ?

FP: En général, j’ai des échanges simples avec les modèles. Je leur propose un lieu et de venir avec des fringues plutôt simples. Je m’appuie beaucoup sur la post-prod pour donner de l’âme à mes photos.

PMkrs: Tu organises des concours de retouche/traitement de photos via ta page Facebook. Tu en es au 6e à l’heure de cette interview. Ca démontre que la technique en post-prod est un domaine qui t’intéresse particulièrement. Comment ça t’est venu?

FP: Le point de départ était de booster ma visibilité sur ma page Facebook et de créer une communauté. Je voyais ce qui se faisait ailleurs mais je n’étais pas vraiment convaincu. C’est une amie qui m’a donné cette idée qui colle parfaitement à ce que j’aime faire.

PMkrs: Tu es en effet présent sur différents réseaux sociaux FB, IG, 500px ou encore ViewBug (et autres). Ce qui te donne environ 58 mille followers en cumulés et des millions de vues. Quels bénéfices t’apportent les 3 réseaux principaux ?

FP: 500px m’apporte une reconnaissance auprès des photographes professionnels. Facebook, c’est plus pour la partie réseau avec les modèles et d’autres photographes. Instagram, c’est vraiment la partie cliente. C’est surtout là qu’on me sollicite pour faire des shootings.

PMkrs: Parlons un peu matériel. Tu utilises quoi comme appareil et comme objectifs ?

FP: Aujourd’hui, j’ai un Nikon D5300, un Reflex d’entrée de gamme et 3 objectifs: un 18-55mm, un 35mm à 1.8 et un 90mm à 2.8.

PMkrs: Si tu devais te limiter à un seul objectif, ça serait lequel ?

FP: Ah, c’est compliqué…Je pense que je garderais le 90mm à 2.8.

PMkrs: Qu’est ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?

FP: De faire une exposition, ça me plairait bien mais j’avoue que j’ai un coté timide et un peu flemmard (sourire). Il faudrait que je fasse des démarches pour aller dans ce sens.

Capture d’écran 2017-02-13 à 17.48.03

Retrouvez l’univers de Florian Pascual sur le web:

Site Web: www.florianpascual.com
Instagram: https://www.instagram.com/fp_pictures
Facebook: https://www.facebook.com/florianpascualsoawesome
500px: https://500px.com/florianpascualsoawesome